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Jersey élit une femme Première Ministre

L’île de Jersey vient d’élire une femme au poste de Première Ministre pour la première fois de son histoire. Elle a pris ses fonctions le lundi 11 juillet.

Madame la Députée Kristina Moore sera la première femme à diriger le gouvernement de l’île. Ceci fait suite à des élections générales qui ont vu les femmes remporter un record de 21 sièges sur 49 à l’Assemblée des Etats, le parlement de l’île.

Madame la Première Ministre a ensuite formé son Gouvernement composé de Ministres élus (par les grands électeurs), résultant en un tout premier conseil des Ministres paritaire.

Avec la fonction publique de Jersey déjà dirigée par Madame Suzanne Wylie, deux des postes les plus importants de l’île seront désormais occupés par des femmes.

Kristina Moore est impliquée dans la vie politique de Jersey depuis 11 ans et a précédemment exercé le poste de ministre de l’Intérieur.

Ancienne journaliste de 47 ans, elle a grandi dans le nord du Devon et a emménagé à Jersey en 2000 lorsqu’on lui a proposé un emploi à la télévision locale, avant d’entrer en politique en 2011.

En tant que ministre de l’Intérieur de 2014 à 2018, elle a mis en place un plan de soutien à la petite enfance particulièrement au cours des deux premières années de la vie d’un enfant et a supervisé la réforme sur la violence domestique et les délits sexuels à Jersey.

De 2018 à 2022, elle a présidé des commissions d’enquêtes parlementaires clés, qui assurent une mission de contrôle du Gouvernement en place.

En 2013, elle a souhaité parler publiquement de son cancer du sein afin de sensibiliser la population à cette maladie. Suite à son traitement, elle est désormais complètement rétablie.

Elue indépendante et sans étiquette, elle a été élue Première Ministre par les grands électeurs de l’Assemblée des États la semaine dernière.

Elle est mariée et a deux enfants.

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Suzanne Wylie est directrice générale des services, le plus haut poste de la fonction publique de Jersey, depuis février 2022.

Originaire d’Irlande du Nord, elle a été directrice générale du Conseil de Belfast de 2014 à 2022 avant d’emménager à Jersey pour assurer son nouveau poste sur l’île.

Elle a commencé à travailler pour le conseil municipal de Belfast dès sa sortie de l’université en 1988. À l’époque, elle était l’une des rares femmes à travailler dans un environnement opérationnel de fonctionnaires.

Elle a ensuite évolué au sein du gouvernement local, se développant une expertise dans la revalorisation des quartiers, les programmes d’immobilisations, le développement économique, les services de santé et le service public.

Au cours de ses sept ans et demi en tant que directrice générale des services du Conseil de Belfast, elle a exercé la fonction de conseillère politique auprès de huit partis politiques différents et a remodelé l’organisation administrative du Conseil et mis en œuvre un plan sur 25 ans.

Elle a mis en place et dirigé de nombreux partenariats d’acteurs locaux afin d’assurer une meilleure valorisation des ressources pour répondre aux besoins des populations locales. Cela comprenait la sécurité de la population, l’amélioration de la santé, l’innovation commerciale et le soutien familial.

Elle est mariée et a trois grands enfants.

Visite culturelle à Rennes

Depuis la publication de la stratégie culturelle de Jersey au printemps, un nouveau départ a été donné pour relancer les liens culturels avec la France et travailler plus étroitement sur des projets communs. Pour se faire, des agents de Jersey et Guernesey se sont rendus à Rennes, pour rencontrer les institutions culturelles majeures, échanger sur les approches et visions respectives, découvrir les travaux menés, et envisager des collaborations futures.

Le volet technique a été assuré par la présence de Jersey Art House et Art for Guernsey, qui ont pu découvrir les opportunités avec Rennes en matière d’arts visuels.

 

France 2 présente les îles Anglo Normandes

  La chaîne publique France 2 s’est rendue dans les îles anglo-normandes en début d’année, ce qui s’est traduit par la diffusion cette semaine de courts documentaires sur les îles anglo-normandes, dans la rubrique voyage à la fin du 13h de France 2. Des épisodes de plus de 5 minutes, chaque jour, consacrés à une spécificité d’une de nos îles:
  • Lundi 23 mai : Ile d’Aurigny : un paradis sauvage en plein cœur de la Manche
https://www.francetvinfo.fr/economie/tourisme/ile-daurigny-un-paradis-sauvage-en-plein-coeur-de-la-manche_5154529.html
  • Mardi 24 mai : Les délices gastronomiques de Jersey
https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/iles-anglo-normandes-les-delices-gastronomiques-de-jersey_5156455.html
  • Mercredi 25 mai: Guernesey, terre d’exil de Victor Hugo
https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/ile-anglo-normande-guernesey-terre-d-exil-de-victor-hugo_5158861.html
  • Jeudi 26 mai : Sercq
https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/13-heures/iles-anglo-normandes-un-paradis-pour-tous_5161144.html
  • Vendredi 27 mai : direction Jersey et Guernesey (traditions et identité)
https://www.francetvinfo.fr/economie/impots/paradis-fiscaux/iles-anglo-normandes-direction-guernesey-et-jersey_5163019.html

L’association d’Ille et Vilaine Jeunesse et Développement en déplacement à Guernesey et Jersey

 

Dans le cadre de la coopération entre le Département d’Ille et Vilaine et la Guernsey Overseas Aid Commission sur la solidarité internationale, une association brétilienne, Jeunesse et Développement, a ouvert son voyage solidaire d’été au Sénégal aux jeunes anglo-normands. Le Président de l’association, Tahir THIAM, s’est ainsi rendu les 29 et 30 avril à Guernesey et Jersey pour rencontrer les jeunes intéressés et leurs familles, pour présenter le séjour et ses missions solidaires.

Durant les trois semaines, il s’agit de permettre à chaque volontaire de prendre du recul par rapport à sa situation familiale et professionnelle et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation d’handicap, de travail dans le domaine de la santé, de l’éducation à l’environnement, de l’économie sociale et de la protection littorale.

Mr Thiam a été agréablement surpris par la qualité de l’accueil de ses hôtes et a jugé ce déplacement très bénéfique « je dirais que mes rencontres avec les familles, les jeunes et les interlocuteurs de Jersey Overseas Aid et Guernsey Overseas Aid Commission ont été très riches, motivantes et redonnent du souffle à notre volonté de promouvoir la mobilité internationale des jeunes. »

Trois jeunes anglo normands sont désormais inscrits pour participer à ce séjour avec quatre jeunes bretons. Un voyage, qui au-delà de la solidarité internationale, permettra de s’ouvrir à d’autres cultures et de mener un perfectionnement linguistique (tant pour les jeunes anglophones que francophones !). La cohésion du groupe a déjà débuté avec des échanges fréquents à travers un « chat » sécurisé.

Prochaine étape, le voyage, et sa restitution en Ille et Vilaine et dans les îles anglo-normandes par ses désormais « Ambassadeurs », pour promouvoir l’initiative auprès de jeunes susceptibles de participer aux prochaines éditions de ces voyages solidaires.

 

Direct flights to Rennes with Blue Islands this summer

Islanders can enjoy direct flights to France this summer as Blue Islands launches a new twice weekly service from to Rennes from Jersey and Guernsey. Located in the beautiful Brittany region of France, Rennes Airport provides easy access to the surrounding area with a flight time of just 40 minutes.

Rob Veron, CEO Blue Islands said, “Our twice weekly service to France this summer is an exciting addition to our network. As well as being a wonderful city to discover, with car hire, bus and TGV connections, Rennes is an ideal gateway to France.”

Commencing 20 June 2022, the initial 12-week series of flights will operate on Monday and Friday afternoons, perfect for flexible 3-night weekend breaks, 2-week holidays, or longer stays to make the most of your holiday home or rented gîte. It is possible to fly from Guernsey with a short connection in Jersey. Blue Islands will continually review demand, adding additional flights if required.

Not only is Rennes the perfect access point for holidays in Brittany, with high-speed TGV trains you can be in Paris in around 90 minutes.

Contrôles immigration à Jersey

   

Depuis le 7 février 2022, le Gouvernement de Jersey a assoupli les restrictions de voyage liées au Covid et les voyageurs entrants sur le territoire ne sont plus tenus de remplir un formulaire avant leur arrivée, d’effectuer tout type de test ou d’être vaccinés. (détails ici) Néanmoins et en guise de rappel, depuis le 1er janvier 2021, les voyageurs en provenance d’Union Européenne entrant à Jersey sont soumis à différents contrôles d’immigration.

En tant que membre de la zone commune de voyage (ZCV), Jersey a l’obligation de calquer ses contrôles de l’immigration sur celui du Royaume-Uni. Le ZCV fonctionne de la même manière que l’espace Schengen, à savoir qu’il n’y a pas de contrôles de l’immigration aux frontières intérieures et que les contrôles de l’immigration sont effectués sur la frontière extérieure. La principale différence depuis le 1er novembre 2021 est que les ressortissants de l’UE doivent avoir un passeport pour se rendre au Royaume-Uni ou à Jersey, à quelques exceptions près. Cependant, en raison des liens étroits de Jersey avec la France, en particulier la Normandie et la Bretagne, le ministre de l’Intérieur de Jersey a introduit quelques modifications au contrôle de l’immigration des frontières extérieures que celui utilisé au Royaume-Uni, ce qui bénéficie aux ressortissants de l’UE lorsqu’ils viennent à Jersey.

Contrairement aux contrôles d’immigration britanniques ;

  • Le service des douanes et de l’immigration de Jersey a mis en place un processus qui permet aux enfants de l’UE faisant partie de groupes scolaires organisés de continuer à se rendre à Jersey en utilisant leurs cartes d’identité nationales.
  • Un système est également mis en place pour permettre aux propriétaires de bateaux de plaisance privés français de débarquer directement sur l’archipel des Ecréhous ou des Minquiers ou n’importe où sur l’île de Jersey, sous réserve d’avoir au préalable soumis une déclaration en ligne au service des douanes et de l’immigration avant l’arrivée. Cette déclaration est un formulaire qui permet d’autoriser préalablement la visite dans le bailliage de Jersey sans avoir à passer au bureau de douanes et d’immigration de St Hélier
  • Les propriétaires de commerces non-sédentaires participant au marché franco-normand peuvent continuer à venir à Jersey dans le cadre du marché et vendre leurs produits sans avoir besoin d’un visa ou d’un permis.

La mise en place de ces solutions ne compromet pas la frontière extérieure de la ZCV mais favorise la relation précieuse que l’île de Jersey entretient avec ses voisins français les plus proches.

Vous trouverez ci-dessous pour rappel le détail de ce qui est requis pour se rendre à Jersey, préparé par le service des douanes et de l’immigration de Jersey :

  Visa and passport requirements for those coming to Jersey (gov.je)   Private marine vessels customs and immigration requirements (gov.je)

Le bailliage de Guernesey annonce sa feuille de route pour la délivrance de licences de pêche selon les termes du TCA 

Le bailliage de Guernesey a annoncé ce jour sa feuille de route pour la délivrance de licences de pêche à des bateaux français selon les termes de l’accord de commerce et de coopération entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (le « TCA »). Ces licences permettront aux bateaux français éligibles de poursuivre leur activité de pêche dans les eaux du bailliage en vertu du nouveau dispositif prévu par le TCA. À l’expiration de la période de transition post-Brexit le 31 décembre 2020, l’entrée en vigueur d’un nouveau dispositif de licences, établi sur la base de l’antériorité de pêche selon les termes du TCA, avait été envisagée au 1er avril 2021. Dans les faits, un dispositif provisoire a été prolongé mois par mois depuis fin mars, le temps que se tiennent des discussions techniques entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Le 23 septembre dernier, le Comité de développement économique de Guernesey a convenu d’une feuille de route permettant la délivrance de nouvelles licences de pêche conformes aux obligations du TCA, mettant ainsi fin au dispositif provisoire. Le bailliage de Guernesey a reçu des pièces justificatives à l’appui de demandes de licence de pêche dans ses eaux par des bateaux français en vertu du TCA : l’analyse de ces données sera finalisée courant octobre, donnant lieu à une confirmation pour les bateaux éligibles. Le bailliage notifiera ensuite à la Commission européenne (via le Royaume-Uni) les conditions générales des licences, puis délivrera les licences TCA à tous les bateaux éligibles au plus tard le 1er décembre 2021. Ces licences entreront en vigueur au 1er février 2022, laissant ainsi le temps aux propriétaires des bateaux de vérifier les licences et de poser toute question pertinente en amont. Le bailliage s’est aussi engagé à prolonger les autorisations provisoires mois par mois jusqu’au 31 janvier 2022 pour tous les bateaux concernés, afin de donner des certitudes et d’assurer une stabilité dans l’intervalle. Les conditions afférentes aux licences pourront être complétées ultérieurement par des dispositions plus techniques portant notamment sur les modalités d’application des critères de « nature et [d’]ampleur » prévus par l’article 502 du TCA, y compris leur impact sur les conditions d’octroi des licences, ainsi que sur les bateaux « de remplacement ». Des discussions à ce sujet auront lieu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne en amont de l’entrée en application de ces éléments. Dans le cadre du dialogue permanent avec les autorités de la région Normandie et de la Manche, le député Jonathan Le Tocq, chargé des relations extérieures du Comité de la politique et des ressources de Guernesey, a assisté le 24 septembre dernier au sommet politique annuel à Jersey. Lors de ce sommet, où étaient également présents Hervé Morin, président du Conseil régional de Normandie, et Jean Morin, président du Conseil départemental de la Manche, il a fait le point sur le dispositif provisoire actuel et sur la démarche en cours pour les licences futures. Le député Jonathan Le Tocq, chargé des relations extérieures du Comité de la politique et des ressources, déclare : « Suite aux négociations sur le TCA, qui se sont beaucoup accélérées courant décembre 2020, la relation du bailliage avec l’Union européenne et la France en matière de pêche a évolué. Il est donc normal que la pleine mise en œuvre du nouveau dispositif prenne un certain temps. Le TCA a donné au bailliage de nouvelles compétences et une nouvelle maîtrise de ses eaux territoriales par rapport à la situation qui prévalait lorsque le Royaume-Uni était encore membre de l’Union européenne. Notre approche des négociations du TCA, tout comme la méthode de travail que nous envisageons dans le cadre de ce traité, a été de reconnaître que chaque étape de l’exercice de ces nouvelles compétences pourrait avoir des effets sur l’équilibre économique dans les territoires en question et donc sur les pêcheurs du bailliage, tout comme ceux de la Normandie, de la Manche, et de la Bretagne. Nous tenons à nos bonnes relations avec ces territoires : mon souhait, c’est que la feuille de route que nous annonçons aujourd’hui puisse apporter des certitudes quant à nos relations avec la France en matière de pêche dans ce nouveau contexte. » Pour sa part, le député Neil Inder, président du Comité de développement économique, ajoute : « Il est important de maintenir une relation économique stable et prévisible pour la filière de la pêche dans le bailliage et dans les environs. Certaines discussions techniques se poursuivent encore entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, mais le Comité a tenu à délivrer des licences le plus rapidement possible. La feuille de route devrait apporter des certitudes à toutes les parties concernées. Nous allons très prochainement confirmer la liste des bateaux éligibles à une licence : celles-ci seront délivrées d’ici le 1er décembre et entreront en vigueur au 1er février 2022, date à laquelle le dispositif provisoire prendra fin. Ce travail se poursuit à un rythme adapté aux réalités du bailliage. Nous attendons avec intérêt de travailler sur d’autres chantiers avec nos voisins au plus vite, notamment sur la question de la possibilité pour les pêcheurs du bailliage de débarquer leur prise directement au port de Diélette. »

Jersey confirme la délivrance de licences de pêche à des bateaux européens

Le Gouvernement de Jersey vient de communiquer à l’Union européenne la liste des bateaux français auxquels il délivrera prochainement une licence de pêche, et de déclencher le préavis de 30 jours avant la fin des dispositifs provisoires en place.   À la suite de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, un dispositif transitoire avait été mis en place début 2021, autorisant tout bateau français détenteur d’un permis délivré en vertu de l’ancien accord de la baie de Granville à continuer de pêcher dans les eaux jersiaises, le temps de mettre en place le nouveau dispositif prévu par le traité commercial (le « TCA ») entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.   Le TCA exige de produire des pièces justifiant d’un historique d’activité de pêche sur une période antérieure pour accéder aux eaux du bailliage.   Suite à la réception de nouvelles données par Jersey et la transmission de nouveaux éléments justificatifs ces dernières semaines, le Gouvernement a confirmé qu’il délivrera 64 licences définitives ainsi que 31 licences provisoires, en plus des 47 licences déjà délivrées à d’autres bateaux depuis début 2021.   Les bateaux dont les demandes sont en instance se trouvent désormais dans l’une des trois catégories suivantes :  
  • Les bateaux qui ont fourni l’intégralité des pièces justificatives requises en vertu du TCA. Ces 64 bateaux se verront délivrer une licence, rejoignant ainsi les 47 bateaux déjà détenteurs d’une licence.
  • Les bateaux qui devront fournir des éléments supplémentaires avant de se voir délivrer une licence. Ces 31 bateaux obtiendront une licence provisoire leur donnant jusqu’à fin janvier 2022 pour fournir ces pièces supplémentaires.
  • Les bateaux qui ne sont pas éligibles parce qu’ils n’ont exercé aucune activité de pêche dans les eaux de Jersey au cours de la période en question ou n’ont pas été en mesure de justifier d’une telle activité. Ces 75 bateaux se verront notifier la fin du dispositif provisoire, avec un préavis de 30 jours ; par la suite, ils n’auront plus de droit d’accès aux eaux de Jersey.
Tout bateau non muni d’une licence devra donc cesser toute activité de pêche dans les eaux de Jersey dans un délai de 30 jours. D’ici là, les autorités jersiaises continueront néanmoins de recevoir et d’examiner toute nouvelle pièce ou donnée présentée.   Certaines conditions des licences, s’agissant notamment du « nombre de jours passés en mer » et des « engins de pêche » ne s’appliqueront pas dans l’immédiat, le temps de poursuivre les échanges entre Jersey, le Royaume-Uni, l’Union européenne et la France quant à l’interprétation de l’expression « nature et ampleur » (de l’activité de pêche).   Le député John Young, ministre de l’Environnement de Jersey, déclare : « Nous nous réjouissons d’avoir reçu de nouvelles données récemment, suite à nos demandes. Nous sommes désormais en mesure de préparer la délivrance de licences supplémentaires pour les bateaux éligibles, ainsi que des licences provisoires pour les bateaux auxquels il ne manque que quelques pièces justificatives. »   « Délivrer ces licences dans les tout prochains jours nous permettra de veiller à ce que l’effort de pêche dans nos eaux reste comparable à la situation qui prévalait avant le Brexit : tout bateau dont l’activité économique dépendait de la pêche dans les eaux jersiaises, y ayant exercé une activité antérieure régulière et qui a été en mesure d’en justifier se verra délivrer une licence. Nous avons fait preuve de souplesse quant aux données de position prises en compte : données VMS, données de systèmes d’identification automatique (SIA) accessibles sur le marché, carnets de bord, lecteurs de cartes de type “chartplotter”, autres documents, etc. »   « La question des « bateaux de remplacement » reste à résoudre. Nous sommes conscients qu’elle a toute son importance pour la filière, en raison des mises en service et hors service régulières de bateaux. Quelques-unes de ces demandes doivent faire l’objet d’un examen complémentaire : les bateaux concernés seront autorisés à poursuivre leur activité dans nos eaux tant que les discussions quant à la question des « bateaux de remplacement » sont en cours. »   La liste des bateaux détenteurs d’une licence sera publiée sur le site Web de l’autorité de délivrance unique du Royaume-Uni (Single Issuing Authority).   Le sénateur Ian Gorst, ministre des Affaires extérieures de Jersey, ajoute : « Depuis le début, Jersey a maintenu une approche pragmatique, raisonnable et basée sur des éléments concrets, en prolongeant la période de transition à plusieurs reprises jusqu’à présent, alors que le TCA ne l’imposait pas. »   « Aujourd’hui, nous sommes en mesure de nous assurer que les bateaux qui ont exercé une activité de pêche dans nos eaux peuvent la poursuivre : ce dispositif transitoire a donc vocation à prendre fin d’ici un mois. »   « Nous remercions le Royaume-Uni, l’Union européenne, et les autorités françaises d’avoir fait tout leur possible pour nous transmettre les données supplémentaires ; je salue également le travail mené par nos agents pour rechercher, rassembler et analyser ces données. Nous sommes tout à fait disposés à recevoir de nouvelles données et de nouveaux justificatifs d’activité de pêche, y compris pour des bateaux dont les dossiers sont en cours d’instruction. Enfin, nous attendons avec intérêt de travailler collectivement à la résolution des questions complexes qui sont encore en suspens. »

Sommet annuel avec l’Ille et Vilaine

   

Guernesey et Jersey ont participé de manière virtuelle au sommet politique annuel avec le conseil départemental d’Ille-et-Vilaine pour examiner les modalités de collaboration des trois juridictions, dans le cadre de l’accord de coopération signé en 2017 et renouvelé en 2020 pour trois nouvelles années.

Jersey a connu seize années de collaboration avec l’un de ses plus proches voisins, l’Ille et Vilaine. Guernesey a officiellement rejoint le partenariat en 2017. L’accord de coopération facilite le travail conjoint dans un certain nombre de domaines, notamment l’éducation et la mobilité des jeunes, la culture et les arts, ainsi que les transports et le commerce. Elle permet également d’ouvrir des discussions sur des questions stratégiques telles que l’impact sur les îles anglo-normandes et le port de Saint-Malo du départ du Royaume-Uni de l’UE. Outre les thèmes couverts par l’accord de coopération, la Préfecture de Bretagne a participé au sommet annuel en tant qu’observateur.

Lors de ce sommet, le conseil départemental d’Ille et Vilaine était représenté par son président, Jean Luc Chenut; Jersey était représenté par le Premier ministre, le sénateur John Le Fondré et le ministre des affaires étrangères, le sénateur Ian Gorst; et Guernesey était représentée par le Député Jonathan Le Tocq, ministre des affaires étrangères. La préfecture de Bretagne était représentée par le préfet de Bretagne, Emmanuel Berthier.

Les échanges ont permis d’évoquer la crise sanitaire et la gestion de chaque territoire ; les avancées de la coopération qui se sont traduits par plusieurs avancées en matière de sport et de solidarité internationale ; et les conséquences récentes du Brexit pour les partenaires.

Chaque partenaire a émis le souhait d’une amélioration de la situation sanitaire afin de poursuivre ces échanges fructueux à travers une future rencontre physique.

Sommet annuel avec La Manche et la Normandie

Les ministres de Guernesey et de Jersey assistent aujourd’hui au sommet politique annuel avec la région de Normandie et le département de la Manche. En raison de l’épidémie de COVID-19, les participants ne se rencontreront pas en personne, mais tiendront le sommet par visioconférence.

Le sommet annuel se tient depuis 2015, date à laquelle un accord de coopération a été signé entre Jersey, Guernesey, La Manche et la nouvelle région Normandie. Aurigny et Sark sont membres associés de l’accord.

Dans le cadre de l’accord de coopération, des représentants de chaque juridiction se réunissent chaque année pour explorer comment travailler ensemble.

Le sommet se concentrera sur trois questions principales qui affectent l’ensemble des partenaires: l’impact du COVID-19, le Brexit et son impact potentiel, et la pêche.

Les représentants suivants seront présents:

  • Jersey sera représentée par le Premier Ministre, le Sénateur John Le Fondré, et le Ministre des Affaires Etrangères, le Sénateur Ian Gorst
  • Guernesey sera représentée par le Ministres des Affaires Etrangères, le Député Jonathan Le Tocq
  • Aurigny sera représentée par le Vice-Président James Dent
  • Sercq sera représentée par Zannette Bougourd
  • La Normandie sera représentée par le président Hervé Morin et la vice-présidente Anne-Marie Cousin
  • La Manche sera représentée par le président Marc Lefévre et le vice-président du conseil départemental, Jean Morin
  • La Préfecture de La Manche sera représentée par le Préfet de La Manche, Gérard Gavory

Le Ministre des Affaires Etrangères à Jersey, le Sénateur Ian Gorst a déclaré: «Le sommet avec la Normandie nous offre une opportunité de renforcer des relations de longue date avec nos voisins les plus proches ».

« C’est particulièrement important, compte tenu de la portée internationale des défis auxquels nous sommes confrontés. Le départ du Royaume Uni de l’UE et l’épidémie de COVID-19 ont eu – et continueront d’avoir – des effets à travers les frontières et les communautés. Pendant ce temps, les discussions en cours sur la pêche nécessitent une coopération et des négociations continues. »

« Je me réjouis des discussions productives avec nos collègues de Normandie et de La Manche, et de veiller à ce que nous puissions continuer à travailler ensemble pour notre bénéfice mutuel. »

Le Premier Ministre de Jersey, le Sénateur John Le Fondré, a déclaré: «Compte tenu de l’époque sans précédent dans laquelle nous nous trouvons, il est d’autant plus important de continuer à construire et à renforcer les liens que nous entretenons avec nos voisins de la région Normandie. Le sommet virtuel d’aujourd’hui représente une partie importante de ce travail et je leur suis reconnaissant de pouvoir poursuivre une discussion productive avec nos amis normands.»

Le Député Jonathan Le Tocq, Ministre des Affaires Etrangères de Guernesey, a déclaré: «Je suis heureux d’assister au sommet annuel des gouvernements du Bailliage de Guernesey et de Jersey et des autorités de Normandie et de La Manche, qui offre la possibilité de poursuivre l’engagement avec nos voisins les plus proches et nos partenaires régionaux ».

« Les relations de Guernesey avec la Normandie et la France continueront d’être importantes pour les insulaires dans les mois et les années à venir, d’autant plus que nous nous rapprochons de la fin de la période de transition et de la mise en œuvre d’une nouvelle relation entre le Royaume-Uni et l’UE, et que nous continuons à gérer les effets de la crise du COVID-19. Notre travail continue de renforcer cette relation régionale, pour un bénéfice mutuel dans les domaines d’intérêts communs »

Le prochain sommet se tiendra à Jersey en 2021.

  Crédit photo D. Daguier